Création de Lumina Fiction, installation sculpture / vidéo / son de Golnaz Behrouznia

Nouvelle étape dans notre travail de collaboration avec cette grande artiste, nous accueillons la création d'une installation qui devrait faire date : sculpture dans un matériau étonnant, vidéo interactive, son interactif (avec la participation de François Donato pour la création du son et pour la programmation). Le 24 avril à 18h30, salle Espalioux, rueJules Amouroux, à Pamiers, ce sera l'endroit où il faut être!


APPEL A PROJET
Pour son exposition de Septembre 2015, Les Mille Tiroirs lancent un appel à projet dont voici le contenu :
Le corps, entre norme et difforme
La question du corps reste centrale dans l'art occidental. Qu'il soit magnifié, qu'il soit hissé au rang de norme du beau, à travers le nombre d'or, ou qu'il soit torturé, nié, sacrifié, livré en objet de catharsis, il n'a jamais cessé d'occuper les plasticiens. Aujourd'hui, avec les biothechnologies, et les technologies numériques, qui conduisent au trans-humanisme, de nouvelles questions sont posées au corps social, dont s'emparent les plasticiens. Nous les invitons à nous faire part de leurs projets, de leurs oeuvres. Toutes les techniques sont possibles. 
Dates : exposition du 25 septembre - 23 octobre 2015. Vernissage le vendredi 26 septembre 2015, 18h30

Création d'un site pour Les Mille Tiroirs

Bonjour à tous, en cette rentrée pleine de projets pour les Mille Tiroirs et que nous vous souhaitons tout autant dynamique et curieuse!
Pour mieux communiquer avec nos publics, nous avons créé un site, www.milletiroirs.org, sur lequel nous pourrons mieux archiver nos contenus et nos ressources.
L'artothèque occupe ainsi une place de choix dans ce nouvel espace.
Bonne navigation et à très bientôt!
L'équipe des Mille Tiroirs

Faire se rencontrer les publics

Une de nos grandes satisfactions pour cette exposition "La ville est à peindre", c'est d'avoir réussi à faire venir des publics très différents, et d'avoir touché autant de monde. Les jeunes notamment, lycéens ou jeunes adultes en voie d'insertion, qui sont venus à la rencontre des artistes. Le fait d'avoir une invitée vedette, Miss.Tic, qui s'est vraiment prêtée de bonne grâce à l'exercice, et deux artistes déjà confirmés et prometteurs comme 100Taur et Fabien Bedel, ainsi que de jeunes grapheurs, a touché juste.
Le panneau réalisé par les grapheurs POST, BCOOL, le SINGE, GEHOD, SPM, POSI et ODUL, le voilà :
avec beaucoup d'humour, une mise en abîme de la pratique du graph, sur les murs de la ville, avec un "graphman" masqué...tout est dit!
Grande satisfaction aussi pour le travail de 100Taur au lycée du Castella, avec ce Projet d'Avenir, subventionné par le Conseil Régional. Les élèves se sont impliqués, ils pourront dire plus tard "j'y étais"!



Le lycée du Castella pourra compter dorénavant dans ses murs une oeuvre originale de 100Taur, alias Nicolas Giraud, ci-dessus.
Enfin, une image de Fabien Bedel, d'un tableau réalisé spécialement pour cette exposition, la ville avale tout et recrache tout...la pollution en plus!


La ville est à peindre!

Exposition "La ville est à peindre"
Trois artistes : Miss.Tic, 100Taur alias Nicolas Giraud, Fabien Bedel...et des invités surprise!
Trois lieux d'exposition : Médiathèque de Pamiers, place Eugène Soula, Salle Espalioux, rue Jules Amouroux, Lycée du Catella, place du Mercadal.
Vernissage en présence des artistes le vendredi 4 avril à 18h30 à la médiathèque de Pamiers. Le vernissage se continuera à partir de 19h dans la salle Espalioux.

Le street art est maintenant dans les musées. Qu’il s’agisse de Banksy,
de Miss Tic, de 100taur, et de quelques autres encore, c’est un genre à présent bien
établi dans l'art contemporain, qui oscille entre les murs de la ville et les cimaises des
galeries.
Mais rappelons-nous : ces artistes, qui ont pris pour cimaises les murs des villes
avaient avant tout quelque chose à dire, quelque chose qui ne pouvait s'exprimer
autrement que dans la clandestinité, la transgression, le jeu. Si aujourd'hui certains de
ces artistes, comme Ernest Pignon-Ernest, Miss.Tic, Banksy, et avant eux, Jacques
Villéglé et Raymond Hains, font partie des signatures les plus solides dans le monde
de l'art, c'est aussi par ce qu'ils ont osé quitter les musées, les galeries, les centres
d'art. C'est parce qu'ils ont voulu mettre l'art dans la rue, et mettre le citoyen en face
des interrogations, des rêves qu'ils portaient.
A l'origine du Street Art, il y a cette volonté de dire quelque chose, de prendre position
dans le débat public. Et quel espace le plus emblématique dans la vie de la cité, que
ses murs ?
(c) Miss.Tic



Mais ce mouvement, qui a fait sortir l'art des espaces réservés, a ramené aussi l'art sur
les toiles, sur les cimaises.
Certains artistes, comme Miss.Tic, comme 100Taur alias Nicolas Giraud, comme
Fabien Bedel, peignent la ville sans passer par ses murs, alors que l’inspiration des
pratiques artistiques urbaines est évidente.
(c) 100Taur alias Nicolas Giraud

En un mot, les murs ont pris la parole, et la parole est repassée dans les galeries, dans
les centres d'art.
(c) Fabien Bedel

Pour cette exposition, Les Mille Tiroirs exposent trois artistes dans trois lieux différents, mais également sept grapheurs de la ville de Pamiers : ODUL, POST, BCOOL, le SINGE, GEHOD, SPM, POSI. Ils ont reçu une carte d'invitation pour grapher un "mur" de la salle Espalioux. Une surprise... 
contact : lesmilletiroirs@orange.fr
A écouter : interview du directeur artistique des Mille Tiroirs, Xavier Malbreil, sur Radio Transparence, le lundi 31 mars, à 9h40 et 12h40.

Avant et après l'exposition "La peinture est morte?"

Avant et après l'exposition "La peinture est morte?"
Que s'est-il passé avant... et après?
Avant, beaucoup de travail de préparation, et notamment cette interview d'Yvon Saillard, que vous pouvez voir sur les pages de Jean-Luc Damblé, réalisateur du clip,
Et voilà aussi quelques images de la préparation de l'exposition, puis du vernissage...
Julie Laporte, devant ses Suicide Girls, lors de l'accrochage.
Jérémie van Rompu et Yvon Saillard, au cours du vernissage
Nicolas Souchet, au centre, pendant le vernissage.

La présidente des Mille Tiroirs, Chrystel Pascual, pendant le speech.
Pendant le vernissage.

Une des vanités de Julie Laporte
Un sac à vanité de Julie Laporte
L'ours de Jérémie van Rompu.
L'usine, Jérémie van Rompu
Tournesols, d'Yvon Saillard
Quadriptyque, d'yvon Saillard

Jeune homme, Nicolas Souchet
Jeune homme, Nicolas Souchet







 

La peinture est morte?

Depuis les années 60 et l’art conceptuel, nombreux ont enterré la peinture. Dans certaines écoles des Beaux Arts, on ne l’enseigne plus que marginalement. Pourtant, de jeunes artistes continuent de s’emparer de la peinture, revisitant les classiques que sont la peinture animalière, la vanité, la nature morte, et même la peinture d’histoire. Et si la peinture n’était pas morte ?



Pour cette exposition, nous avons réuni de jeunes peintres qui tous savent ce que désormais le marché, ou bien les institutions, attendent d'eux. Ils ont suivi un cursus classique, étudiant dans les facs d'arts plastiques, ou bien aux Beaux Arts, et aujourd'hui ils enseignent à leur tour. Ils sont donc particulièrement informés de ce qu'est la scène contemporaine de l'art, où dominent des artistes comme Jeff Koons, Damien Hirst, Takashi Murakami, Romero Britto, dont les œuvres se vendent à coup de millions de dollars.

Dans ce marché de l'art contemporain qui fait de l'oeuvre d'art un support de spéculation, il est difficile de décerner une tendance, si ce n'est le triomphe d'une synthèse entre le pop art d'Andy Warhol et la performance glamour et médiatique de Salvador Dali. Le triomphe de ces deux grands artistes du XX° siècle serait donc total...sans les talents de peintre et de mystificateur de Dali, et sans les talents de visionnaire et de précurseur d'Andy Warhol. Avec la constitution d'équipes réunissant jusqu'à plus d'une centaine d'assistants et de petites mains, les artistes les plus exposés renouent par ailleurs avec la tradition des ateliers, comme la peinture classique le connaissait.



Que vaudrait donc aujourd'hui ce qui fit l'histoire de la peinture classique, à savoir ce dialogue que chaque peintre entretenait avec ses prédécesseurs ? Quelle pertinence pour cette volonté de reprendre des figures classiques, des genres, et de les transformer, de se les approprier, comme le font les peintres depuis la renaissance ? Dans une période saturée d'images comme l'est notre début de XXI° siècle, quelle nécessité par ailleurs de créer de nouvelles images, pinceaux en main ?

Ces questions, les quatre peintres dont nous exposons les œuvres se les sont posées. Quand ils ont commencé à peindre, ils n'ont pas, bien entendu, ignoré tout ce qui allait à l'encontre de l'idée de peindre, dans une époque où les images circulent de façon instantanée. Une photo d'actualité chaude prise en n'importe quel point de la planète fait le tour du monde en moins d'une heure ! Pourquoi, dès lors, reprendre une image d'agence trouvée en ligne, et la transformer en peinture ? Qu'est-ce que l'acte de peindre apportera de plus à cette image, déjà forte, et à notre compréhension du monde ? La réponse apportée par les artistes que nous exposons va bien plus loin que l'hyperréalisme. Les images capturées et interprétées par ces artistes – qu'il s'agisse du portrait de Benoît XVI (Jérémie van Rompu), ou d'une explosion à Peshawar (Yvon Saillard), ou encore du portrait d'une « Suicide Girl » (Julie Laporte) – nous restituent certainement le pouvoir d'étonnement et de fascination des images. Le regard autre du peintre permet au spectateur d'aborder cette image comme une image unique, comme l'épiphanie que devrait être chaque image.

Enfin, le désir de s'attaquer aux genres canoniques de la peinture est la démarche la plus risquée que prennent les artistes que nous exposons. On sait le mouvement de révolte que les impressionnistes ont initié – qui a abouti à la peinture du XX° siècle. Et voilà que des artistes renouent avec la tradition du portrait, pour la faire exploser (Nicolas Souchet, Jérémie van Rompu), avec la tradition de la vanité (Julie Laporte), et même la tradition de la peinture d'histoire (Yvon Saillard).


Les quatre peintres que Les Mille Tiroirs exposent pendant ces quatre semaines ont pris des risques, ils le savaient. C'est maintenant au public de décider si le dialogue entamé par ces peintres avec la peinture est fécond. Si les questions qu'ils posent à l'image, l'image qui sature l'espace public aujourd'hui, sont pertinentes. Si enfin la peinture a encore quelque chose à dire à notre regard. 
 
- Julie Laporte enseigne le dessin pour un public universitaire à Bordeaux. Elle peint des vanités modernes, dans un style d'une grande précision, et avec souvent une touche d'humour, d'ironie.
- Jérémie van Rompu enseigne lui aussi, en atelier, la peinture de nu et de portrait. Il est très attentif aux images qui circulent sur le Net, aux images d'actualité, mais aussi au bestiaire traditionnel, qu'il traite avec un grand talent de coloriste
- Yvon Saillard enseigne à l'université de Toulouse le Mirail, en arts plastiques. Pour beaucoup de plus jeunes peintres, il a été un maître attentif et généreux. Lui aussi très sensible au flux des images d'actualité, il prend le pari de dialoguer avec des genres canoniques comme la peinture d'histoire, la nature morte - de dialoguer aussi avec les maîtres, Delacroix, Picasso, Kiefer.
- Nicolas Souchet enseigne lui aussi, et affiche une prédilection pour le dessin, qui reste premier dans sa démarche. Toujours à la recherche d'angles nouveaux, il prend ses modèles en contre-plongée, ou bien, dans des compositions fortes, enserre le visage de personnes dans des sacs plastiques, et nous entraîne dans une narration prenante. 

Nouvelle exposition pour le mois de décembre 2013

C'est une première!
Les Mille Tiroirs organisent une exposition au mois de décembre, intitulée "Images / Passages". Photographies et performance seront exposés en différents endroits de la ville de Pamiers, médiathèque, lycées, librairies et autres lieux à découvrir.
Réunis autour des thématiques du rite, du passage et de la fête, les plasticiens sélectionnés sont allés pour certains au Japon - Cécile Brun - photographier les Matsuris, ces fêtes votives traditionnelles toujours bien vivaces. Comme en écho, Eric Sinatora a photographié les fêtes traditionnelles dans l'Aude, et notamment à Poma, avec un regard d'ethnographe.
Karine Labrunie, déjà exposée cette année pour les Mille Tiroirs, est repartie en résidence au Liban, d'où elle ramène une série sur les autels familiaux, qui portent la trace des violences que connaît ce pays.
Suzie Chaney, elle, n'est pas allée chercher dans le monde des morts pour sa série "Ghosts", mais elle a récolté de vieux appareils photos argentiques, dont elle a développé les photos oubliées : de minces voilages apparaissent, des inconnus surgissent d'on ne sait où, ces fantômes si familiers que nous reconnaîtrons, peut-être...
Fabienne Roux a déniché des photos dans des vide-greniers. Elle a gratté, coupé, collé, peint, donnant à ces corps extraits du passé une nouvelle identité.
Enfin, Marion Blanc a développé des photos personnelles, issues de son roman familial, sur du papier thermosensible. Elle invite le public, au cours d'une performance, à insérer ces photos sur une base qui révèlera des images, qui génèrera des mots enregistrés, une histoire... et peut-être une surprise.

Un article de La Dépêche du Midi...

Un article de La Dépêche du Midi sur l'installation dans la médiathèque de Pamiers d'une co-production des Mille Tiroirs. 
http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/23/1759272-pamiers-une-mue-bleue-qui-surprend.html

Une interview du coordinateur culturel des Mille Tiroirs

Interview sur Radio Transparence de Xavier Malbreil, coordinateur culturel des Mille Tiroirs, présentant la saison de la structure.

Quelques vues de l'exposition "Lefebvre/Montourcy: Intersections"

Le vernissage passé, voilà le temps de quelques photos, salle vide, des oeuvres d'Elodie Lefebvre et d'Alexandre Montourcy.
Mais avant, signalons l'excellent article de Christine Belcikowski sur son site La dormeuse, et remercions les élus, qui sont venus participer à ce moment festif, Ginette Rousseau-Fotti, adjointe à la culture à la ville de Pamiers, Louis Claeys, adjoint sans étiquette, et Alain Fauré, député de l'Ariège.
Elodie Lefebvre, "Précipités"

 "Cropped"
 Alexandre Montourcy


Nous espérons vous voir nombreux pour le vernissage de l'exposition "Lefebvre / Montourcy : Intersections". Vendredi 20 septembre, 18h30, salle Espalioux, rue Jules Amouroux, 09100 Pamiers.


Voilà une présentation de l'exposition.
INTERSECTIONS montrera le travail de deux artistes qui tous deux ont des pratiques artistiques expérimentales, n’hésitant pas à se saisir de techniques et de matériaux destinées à de tout autres usages. Tous deux font dialoguer un travail de sculpture novateur avec un travail rigoureux, et plus classique, de dessin. C’est pourquoi il était tentant de les associer pour cette exposition qui invite le spectateur à cheminer dans un questionnement qui est le propre des artistes contemporains, autour de la technique – mais les grands artistes n’ont-ils pas été aussi de grands expérimentateurs ? – et de la place de l’artiste dans un monde de plus en plus complexe. Ce que nous disent Elodie Lefebvre et Alexandre Montourcy, c’est que notre époque est certes complexe, mais que la curiosité et l’ouverture d’esprit sont les plus belles armes pour pouvoir s’y orienter !
Les artistes sont les éclaireurs du temps présent. Ils tracent des lignes obliques, dessinent des intersections qui parfois nous éclairent, avec la surprise d’une révélation. 
En cette occasion, Elodie Lefebvre nous a fait le plaisir de proposer aux Mille Tiroirs une coproduction pour une nouvelle œuvre. Nous aurons donc le plaisir d’accueillir une nouvelle œuvre intitulée « Les précipités », créée spécialement pour cette exposition.
Cette nouvelle sculpture consistera en un moulage de corps en élastomère bleu inclus dans une structure composée d’un socle en béton et de deux plaques de plexiglas. Le corps-sculpture sera saisi entre deux plaques transparentes où il apparaîtra comme ces exposés anatomiques présentés autrefois dans les cabinets de curiosités ou dans les musées de sciences naturelles.

 
Vous pouvez avoir un aperçu du travail de Alexandre Montourcy sur une vidéo réalisée par un membre des Mille Tiroirs, Jean-Luc Damblé.


Le programme des expositions pour la saison 2013 - 2014



-        Titre : « Lefevre – Montourcy : Intersections »
Artistes : Elodie Lefevre. Alexandre Montourcy.
Dates : Vendredi 20 septembre – jeudi 17 octobre.
Vernissage le 20 septembre, 18h30.
Visites le mardi, mercredi, vendredi, de 14h à 18h. Autres jours sur demande.
Lieu : salle Espalioux, rue Jules Amouroux. 

Description : Cette exposition réunira deux plasticiens Elodie Lefevre et Alexandre Montourcy. Elodie Lefevre est une plasticienne confirmée, en France comme à l'étranger, régulièrement exposée dans des endroits comme l’Espace Ecureuil, la Caza d’Oro. Elle aime travailler avec des matériaux peu conventionnels, comme cet élastomère dont elle s’est servie pour faire des moulages de corps humains, qui résonnent fortement dans un imaginaire collectif nourri des croisements entre la science et la fiction. 

(c) Elodie Lefebvre. Production Caza d'Oro
Alexandre Montourcy, jeune plasticien issu des Arts Décoratifs de Limoge et des Beaux Arts de Toulouse, a déjà remporté plusieurs concours internationaux en sculpture et en dessin. Lui aussi expérimente des techniques et des matériaux originaux, tout en gardant une maîtrise technique et un savoir-faire évidents, issus d’études traditionnelles.
Ces deux artistes, sans se concerter, nous livrent des variations autour des nouvelles formes de la sculpture, et des croisements féconds avec la trace dessinée.
(c) Alexandre Montourcy.
 
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-        Titre : « La peinture est morte ? »
Artistes : Jérémie van Rompu, Julie Laporte, Nicolas Souchet, Yvon Saillard.
Dates : 24 janvier – 21 février 2014
Vernissage le vendredi 24 janvier, 18h30.
Visites le mardi, mercredi, vendredi, de 14h à 18h. Autres jours sur demande.
Lieu : salle Espalioux, rue Jules Amouroux.
Description : Depuis les années 60 et l’art conceptuel, nombreux ont enterré la peinture. Dans certaines écoles des Beaux Arts, on ne l’enseigne plus que marginalement. Pourtant, de jeunes artistes continuent de s’emparer de la peinture, revisitant les classiques que sont la peinture animalière, la vanité, la nature morte. Et si la peinture n’était pas morte ?
 
(c) Yvon Saillard

-        Titre : « La ville est à peindre »
Artistes : Centaur, Fabien Bedel,
Dates : 04 avril au 25 avril 2014
 Vernissage le vendredi 04 avril 2014
Visites le mardi, mercredi, vendredi, de 14h à 18h. Autres jours sur demande.
Lieu : salle Espalioux, rue Jules Amouroux.
Description : Le street art est maintenant dans les musées. Qu’il s’agisse de Banski, de Miss Tic, de Centaur, et de quelques autres encore, c’est un genre à présent bien établi dans la peinture, qui oscille entre les murs de la ville et les cimaises des galeries. Mais certains artistes peignent aussi la ville sans passer par ses murs, alors que l’inspiration des pratiques artistiques urbaines est évidente. Comment s’opère le choix du média, comment la ville s’imprime-t-elle dans l’imaginaire des artistes…voilà ce que cette exposition permettra peut-être d’élucider.

(c) Miss.Tic

La Triennale ESTAMPADURA s'installe bientôt à Pamiers


ESTAMPADURA... pays invité, l'Allemagne!

L'exposition en partenariat avec l'association ESTAMPADURA durera du 6 mai au 1° juin. Vernissage le vendredi 10 mai, 18h30. 

La triennale ESTAMPADURA, en partenariat avec Les Mille Tiroirs, présente les œuvres d'artistes allemands, qui témoignent de la vitalité et de la diversité des procédés de l'estampe.
Pratiquée depuis le XI° siècle, l'estampe a accompagné les mouvements d'échanges culturels à travers l'Europe.

L’estampe originale est une impression sur papier dont l’artiste a lui-même composé le dessin. L'artiste peut faire le tirage lui-même, ou passer par les services d'un lithographe ou d'un taille-doucier, selon la technique choisie. Le dessin peut être gravé sur métal (eau forte, burin, pointe sèche, aquatinte, manière noire), sur bois , lino… (taille d’épargne, collographie), sur pierre (lithographie), à travers un écran (sérigraphie), ou à travers une découpe (pochoir).
Une estampe originale est un tirage numéroté et signé par l'artiste.


Les artistes allemands présentés au cours de cette triennale sont :
BAUER Karin
BORCHERDING Eiko
DREGELOW Frank
FOLMER Wolfgang
JAXY Constantin
JAWORSKA Renata
KREMPEL Uschi
SCHATZMULLER Ute
SCHIERHOTZ Uwe
SEREDENKO Oleksandr
SOHIEFER Welf
THÖLIN CHITTENDEN Katarina
WERBIN Suzanne
WESSLER Paul
L'artiste régional invité est Martin WARE 
(c) Martin WARE

L'exposition "Les métamorphoses de la photographie"

Un article sur le blog de la Dormeuse, un article dans Ariège News, un article dans La dépêche, et un autre encore dans Le Petit Journal (Ariège), pour une exposition qui a enregistré un pic de 70 visites sur une journée, scolaires et adultes, le vendredi 22 mars. Merci à tous.
Quelques images de l'exposition.
Nicolas Baudouin pratique ce qu'il nomme la post-photographie. Il ne prend pas lui-même les clichés, et s'affranchit de "l'instant décisif". De fait, il déplace ce fameux instant, qui devient celui du choix, puis du retraitement de l'image.

Les premières séries de "Google Steet" de Nicolas Baudouin portent la marque d'un dispositif technique moins performant que les prises de vue actuelles. Mais ces tons fanés, ces pixels épais, n'en ont pas moins de charme, surtout quand ils citent le "baiser de l'hôtel de ville", ou quand ils donnent à un Vélib une touche proche de nos vieux "Solex".


Les triptyques proposent d'associer trois images entre elles, sans que l'on sache quel critère d'association a été choisi par l'artiste. Ces rébus visuels sont fort appréciés des enfants, qui y montrent, évidemment, une perspicacité imparable. Trouver le rapport entre une saucisse dans la saumure et un grain de peau orné de taches de rousseur... 
Matthieu Fappani a montré une diversité de techniques remarquable et remarquée. La photographie devient le matériau de base à partir duquel s'orienter vers la peinture, la sculpture, l'installation. La photographie s'est définitivement affranchie de cette fameuse "perte d'aura" : elle est la terre à modeler, le tube de couleur, à partir desquels le plasticien crée de nouvelles formes.
Les portraits transférés sur plastique thermoformé de Matthieu Fappani demandent à être regardés sous plusieurs angles différents, comme s'il s'agissait d'une anamorphose...mais de quel monstre, de quel héros? De fait, on ne sait jamais quel image privilégier et si le plus monstrueux n'est pas le plus évident. Ce qui est montré est forcément vrai.


Tel ce personnage composite, avec ces oreilles démesurées, yeux clos pour laisser le spectateur le dévisager en douceur, et s'accoutumer de sa nature ambivallente, homme-lapin, ou homme-chauve-souris, étrangement serein, malgré le support déchiré, recomposé, du fond

Karine Labrunie met en scène des cadres photo numérique, le dernier en date des médias, après le tableau, la photo, l'écran vidéo. Qu'un artiste s'empare des derniers états de la technique et en fasse sa chose, la détourne, l'utilise, lui fasse rendre ce pour quoi elle n'avait pas été conçue à l'origine, quoi de plus réjouissant! Quoi de plus normal?

De beaux et innatendus effets de sens attendent ceux qui restent devant ces cadres photo, composés d'images propriété de l'artiste, d'images issus d'un fonds familial, et d'images chinées au hasard. Ce matelot avec le mot "Vérité" écrit sur son béret, clin d'oeil de la photographe à la photographie, dont on a pu croire, un temps, qu'elle était une part du passé, un morceau de réel innocent... alors que l'on sait que toute photo - même documentaire - est une mise en scène.

D'origine franco-libanaise, Karine Labrunie a effectué de nombreux séjours au Liban, interviewant, photographiant les familles. La traversée des années de guerre civile lui a donné matière à d'émouvantes captations, dont ces photos sont le témoignage.